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Шарль Гуно



НазваниеШарль Гуно
Дата конвертации24.07.2012
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ТипРеферат
Шарль Гуно


[pic]Charles Gounod est nй а Paris le 18 juin 1818 dans un milieu ouvert auxarts. Remarquable dessinateur, artiste peintre de talent, son pиre avaitoccupй les fonctions de professeur а l'Ecole Polytechnique et de Maоtre dedessin des Pages de Louis XVIII. Sa mиre, excellente musicienne, avait йtйl'йlиve pour le piano de Louis Adam et de Hullmandel. Devenue veuve en1823, elle doit se livrer а l'enseignement du piano pour subvenir auxbesoins de ses enfants. Elle apprend les premiers rudiments а Charles quimanifeste des aptitudes musicales prйcoces.Au cours de ses annйes d'йtude au lycйe Saint-Louis oщ il obtient sonbaccalaurйat de philosophie en 1836, il assiste а la reprйsentation del'Otello de Rossini au Thйвtre-Italien ainsi qu'а celle du Don Juan deMozart. Ces deux chefs-d'oeuvre constituent les grandes rйvйlationsmusicales de sa jeunesse. Gounod vouera toute sa vie une admirationfervente а Mozart et ne manquera jamais de cйlйbrer son gйnie. Ladйcouverte de la Symphonie Pastorale et de la IXe avec des choeurs deBeethoven а la Sociйtй des Concerts redouble son ardeur musicale. Animйd'un haut idйal artistique, le jeune Charles nourrit l'ambition de devenirun grand compositeur. Il est l'йlиve au Conservatoire de Halйvy pour lafugue et le contrepoint, et Lesueur pour la composition. Au concours deRome, il remporte un second prix en 1837 et deux ans plus tard,consйcration suprкme, le premier prix avec sa cantate Fernande sur un textedu comte de Pastoret. Avant de partir pour la villa Mйdicis а Rome oщ ildoit rйsider pendant deux ans en qualitй de laurйat de l'Institut, Gounodcompose pour la messe anniversaire de son maоtre Lesueur, un Agnus Dei а 3voix et choeur а propos duquel Berlioz йcrit ces lignes prophйtiques: "Touty est neuf et distinguй: le chant, les modulations, l'harmonie. M.Gounod aprouvй lа qu'on peut tout attendre de lui ".|Le dйpart pour Rome ne se fait pas sans quelque dйchirement, car le jeune| ||homme quitte pour la premiиre fois sa mиre qu'il affectionne. Reзu | ||cordialement par Ingres, alors directeur de l'Acadйmie de France, il noue| ||rapidement des liens d'amitiй avec le peintre partageant une йgale | ||passion pour la musique. Gounod l'accompagne au piano dans des sonates | ||pour piano et violon de Mozart ou de Haydn, lui fait dйcouvrir l'Alceste | ||de Lulli ou chante de sa voix merveilleusement expressive ses airs | ||favoris. Il se plaоt йgalement а cultiver ses dons pour le dessin, | ||exйcutant а la demande de son ami "une centaine de calques d'aprиs des | ||sujets primitifs ". C'est de cette йpoque que date le portrait fait par | ||le peintre du jeune Gounod. Le musicien lit Faust de Goethe et compose | ||des mйlodies telles Le Vallon , Le Soir , sur des poиmes de Lamartine | ||dont le style si personnel se distingue de celui des romances de salon de| ||l'йpoque par leur prosodie fluide et leur raffinement harmonique. Il | ||frйquente assidыment la Chapelle Sixtine oщ il s'imprиgne de l'art de | ||Palestrina. La musique sacrйe l'entraоne, le transporte. En revanche, le | ||rйpertoire dramatique des thйвtres romains limitй а Donizetti, Bellini ou| ||Mercadante, le dйзoit, ne trouvant "aucun profit musical а recueillir ". | ||Gounod rencontre а la Villa Mйdicis la cantatrice Pauline Viardot qui | ||l'initie au monde du thйвtre, ainsi que Fanny Hensel, soeur de Fйlix | ||Mendelssohn. Remarquable pianiste, elle lui rйvиle la musique allemande | ||"qui le trouble et le rend fou ". | |De nature impressionnable, il subit l'ascendant du Pиre Lacordaire,brillant prйdicateur venu а Rome pour rйtablir l'ordre des Dominicains.Sous son influence, Gounod йvolue vers le christianisme social et songe аembrasser l'йtat ecclйsiastique. Cette crise mystique s'exaspиre au contactde son ami Charles Gay, futur йvкque de Poitiers, arrivй dans les derniersmois de 1839 pour se prйparer au sacerdoce. Dиs lors, Gounod se consacre аla musique religieuse. Il se retire au couvent de San Benedetto а Subiacopour йcrire une messe solennelle qu'il fera exйcuter а l'йglise Saint-Louis-des Franзais le 1er mai 1841, jour de la fкte de Louis-Philippe et dont lesuccиs lui vaut le titre de maоtre de chapelle honoraire а vie. Pour sonpremier "envol" obligatoire, il compose un Te Deum dans le stylepalestrinien que Spontini, dans le rapport officiel de l'Institut,sanctionne en ces termes: "Cette composition est dйpourvue de mйlodies, decantilиnes variйes, de motifs, d'expression et de physionomie chantante ".Il quitte Rome "la sereine, la pacifiante " pour Vienne oщ la vie musicale,tant thйвtrale que symphonique, est florissante. Il assiste pour lapremiиre fois а la reprйsentation de la Flыte Enchantйe , noue desrelations avec des artistes influents et peut ainsi diriger au cours del'hivers 1842-43, deux de ses oeuvres, une Messe et un Requiem , а laKarlskirche. аBerlin, il retrouve Fanny Hensel qui l'introduit auprиs deson frиre, lequel l'accueille par ces mots: "Ah! c'est vous le fou dont masoeur m'a parlй "! Avec son orchestre de la Gewandhaus, Mendelssohn luifait entendre sa Symphonie Йcossaise , et lui rйvиle sur l'orgue de laThomaskirche les compositions de Bach. Il juge son Requiem de Vienne "dignede Cherubini " et lui conseille d'йcrire de la musique symphonique.L'oeuvre de Mendelssohn restera pour Gounod "le plus prйcieux des modиles".| |De retour а Paris en mai 1843, Gounod accepte le poste de || |directeur de la musique а l'йglise des Missions Йtrangиres oщ || |il impose, non sans mal, aux paroissiens Bach et Palestrina. || |Pendant cinq ans, il se soustrait aux sйductions du monde, || |йcrivant exclusivement de la musique religieuse. Il noue || |toutefois des relations amicales avec quelques artistes tels || |Gustave Courbet, Thйophile Gautier, Gйrard de Nerval et surtout|| |avec le chansonnier "rйpublicain" Pierre Dupont, bien qu'il ne || |partage pas ses idйes politiques. D'octobre 1847 а fйvrier || |1848, il porte l'habit ecclйsiastique et signe ses lettres || |l'Abbй Gounod. Tout en se livrant а des travaux de rйflexion || |notamment sur l'Histoire comparйe des religions , Gounod suit || |les confйrences de Lacordaire а Notre-Dame ainsi que les cours || |de thйologie de Saint-Sulpice. |Mais le musicien, alors вgй de 30 ans, prend conscience qu'"il n'y a guиrequ'une route а suivre pour se faire un nom: c'est le thйвtre ". Parl'entremise du violoniste Seghers, il entre en contact avec Pauline Viardotqui venait de crйer avec йclat le rфle de Fidиs dans le Prophиte deMeyerbeer. L'incitant а йcrire un opйra, elle prend l'initiative d'imposerpar son engagement son premier ouvrage lyrique, Sapho , sur un livretd'Йmile Augier. Si l'oeuvre n'a qu'un succиs d'estime, elle retientl'attention du public et de la critique, qui comprend qu'il ne s'agit paslа d'un йvenement mais d'un avиnement musical. аla Comйdie-Franзaise, ilfait entendre successivement des divertissements pour le BourgeoisGentilhomme ainsi qu'Ulysse , tragйdie mкlйe de choeurs que dirige JacquesOffenbach а la crйation en 1852. Pour la premiиre fois, la partition allaitкtre йditйe. "Sauvйe de l'oubli ! Rien ne peut donner une idйe de ma joie "йcrit Gounod.Peu de temps aprиs son mariage avec Anna, fille de Joseph Zimmerman,compositeur et professeur de piano au Conservatoire, Gounod est nommйdirecteur de l'Orphйon de Paris, institution chorale recrutant dans lesclasses ouvriиres, puis un an plus tard, en 1853, directeur del'enseignement du chant dans les йcoles communales de Paris. Ces fonctionsqu'il assume avec un grand dйvouement lui fournissent l'occasion deproduire de nombreuses oeuvres chorales et religieuses, dont la Messe auxOrphйonistes donnйe а Saint-Germain-l'Auxerrois en juin 1853 sous sadirection.| |Aprиs le dйcиs de son beau-pиre, il s'installe dans la propriйtй de sa || |belle-famille а Saint-Cloud oщ il rйsidera une grande partie de sa vie.|| |La mкme annйe, son fameux Ave Maria , dйjа populaire dans les salons, || |connait dans sa version orchestrale une fortune sans prйcйdent. Gounod || |compose le nouvel hymne national Vive l'Empereur en l'honneur de || |Napolйon III, exйcutй sous sa direction par 1500 voix а l'Exposition || |Universelle de 1855. Aprиs l'йchec de son deuxiиme ouvrage lyrique la || |Nonne Sanglante , il reprend son Faust dont il a conзu le projet а || |Rome. Surmenй, en proie а une grave dйpression nerveuse, affection а || |laquelle il est sujet, il doit кtre internй dans la cйlиbre clinique du|| |Docteur Blanche. Aprиs un temps de repos forcй, il compose un || |chef-d'oeuvre d'esprit et de verve, Le Mйdecin malgrй Lui. |Faust est achevй, mais pour cause de concurrence avec le thйвtre de laPorte Saint-Martin, qui reprйsente un drame sur le mкme sujet, l'oeuvren'est crййe qu'en 1859 au Thйatre-Lyriqe. Jugй plus savant qu'inspirй, plussymphonique que mйlodique, Faust ne remporte pas un succиs immйdiat. Defait, cet opйra de demi caractиre, dans lequel la virtuositй vocale faitplace а un lyrisme mйlodique ardent, rompt avec le bel canto italien et leseffets meyerbeeriens si prisйs par le public. Il privilйgie le rфle deMarguerite dont il peint les profondes йmotions de l'вme. "Quand jecompose, dit Gounod, je me pйnиtre du sentiment, des paroles, du caractиredu personnage, et je laisse parler mon coeur ". Conformйment а latradition, le compositeur doit rajouter un ballet pour l'entrйe de l'oeuvreа l'Opйra en 1869, se rйsignant ainsi а assumer "son humiliant mйtier dedйcompositeur de musique ". Jouissant d'une popularitй universelle, Faustsymbolise le renouveau de l'art lyrique franзais.Gounod dйmissionne de son poste de l'Orphйon et йcrit deux opйras comiques,Philйmon et Baucis et La Colombe , sur un livret de Jules Barbier et MichelCarrй, ses librettistes attitrйs. Bien que jugйes comme des modиles de goыtet de finesse, les deux oeuvres ne font pas recette, pas plus que son grandopйra La reine de Saba . Il revient а l'opйra poйtique, mieux adaptй а saveine lyrique, avec Mireille d'aprиs Mistral et Romйo et Juliette . Heureuxde fuir Paris qui "l'йtouffe et le suffoque ", il les compose dans le Midipour s'imprйgner de l'atmosphиre dans laquelle йvoluent ses personnages.Crйй au Thйatre-Lyrique en 1867, Romйo et Juliette , qui soulиve unenthousiasme unanime, marque l'apogйe de la carriиre dramatique ducompositeur. Йpuisй nerveusement par cette pйriode d'intense activitйcrйatrice, Gounod recherche une fois encore le calme et l'isolement а Rome,son lieu de prйdilection, lа oщ il aurait toujours voulu vivre. Il donnelibre cours а sa ferveur religieuse en esquissant un "opйra chrйtien"Polyeucte .|Mais la guerre de 1870 interrompt la composition de cette | ||oeuvre qui lui tient tant а coeur. Accablй par l'йtat de la | ||France, ne pouvant "vivre sous le drapeau ennemi ", Gounod se | ||rйfugie en Angleterre avec sa famille. Il y rencontre au cours| ||d'une soirйe la chanteuse Georgina Weldon, qui ne tarde pas а | ||prendre un "ascendant absolu " sur lui, le poussant а | ||commettre des actions tout а fait contraires а sa nature. Il | ||est ainsi pendant trois ans son "protйgй" а Tavistock House oщ| ||il compose sans relвche, ne cessant d'intenter des procиs а | ||ses йditeurs, refusant enfin le poste de directeur au | ||Conservatoire de Paris. Lassй, malade, Gounod quitte Londres | ||avec l'aide du Docteur Blanche et de quelques amis. Il y | ||laisse des manuscrits dont celui de Polyeucte , confisquй par | ||esprit de vengeance par Georgina Weldon. Il retranscrit | ||l'oeuvre de mйmoire avec une prodigieuse fidйlitй. Trиs | ||affectй par l'йchec de cette oeuvre qui, plus que toute autre,| ||est la traduction de ses convictions intimes, Gounod disait: | ||"Pйrisse mon oeuvre, pйrisse mon Faust, mais que Polyeucte | ||soit repris et vive ". | |Ne songeant plus qu'а "tourner du cotй du ciel toutes ses forces decontemplation ", le musicien travaille presque "а contrecoeur " а sonultime ouvrage dramatique le Tribut de Zamora , et compose deux oratorios,Rйdemption (1882) et Mors et Vita (1885), non dйpourvus d'effets thйвtraux.Dans les derniиres annйes de sa vie, il dйploie une activitй littйraireriche et variйe, se fait aussi critique, rendant compte de la crйationd'Henry VIII et de Proserpine de Saint-Saлns qu'il dйfendra. D'une vitalitйinlassable, il surveille les derniиres rйpйtitions de ses ouvrages, qu'ildirige le plus souvent. Le concert du Chatelet du 4 avril 1890, oщ ilconduit avec un succиs triomphal ses oeuvres, marque sa derniиre apparitionen public. Comblй d'honneurs et de dйcorations, Gounod conserve jusqu'а lafin de sa vie un tempйrament "bon enfant", toujours prкt а sйduire. Animйpar la bontй, tout dйvouй а ceux qui viennent le solliciter, il crйeinstinctivement autour de lui un courant de sympathie et d'affection dontil a si profondйment besoin. Malgrй une santй dйfaillante, il assiste auxconcerts de musique sacrйe des Chanteurs de Saint-Gervais, entame undiptyque musical sur Saint-Franзois d'Assise et йcrit sa derniиre mйlodieTout l'univers obйit а l'amour .




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